Recours collectif intenté contre les fabricants et distributeurs d’un médicament contre le diabète : un Québecois auquel ACTOS était prescrit est touché par le cancer de la vessie

tactosMontréal, le 31 juillet 2012 - Le cabinet d'avocats Rochon Genova LLP a intenté un recours collectif au nom de toutes personnes résidant au Québec ayant utilisé le médicament contre le diabète ACTOS (chlorhydrate de pioglitazone) contre les fabricants et distributeurs d'ACTOS, Takeda Pharmaceutical Company, et ses sociétés affiliées et Eli Lilly.

ACTOS était approuvé pour la vente au Canada en août 2000 pour contrôler le taux de sucre dans le sang des personnes touchées par le diabète de type 2 (diabète non insulinodépendant). Une étude du juin 2011, rapportée à la FDA (Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux), a démontré un lien clair entre la pioglitazone et un risque accru de cancer de la vessie. Par la suite, aux États-Unis, la FDA a publié un avertissement, faisant maintenant partie de l'étiquette du médicament, que l'usage de l'ACTOS pendant plus d'une année pourrait être associé à un risque accru du cancer de la vessie. Lesagences de sécurité sanitaire de la France et de l'Allemagne ont complètement suspendu les ventes d'ACTOS suite à la publication de données dans des études semblables dans leurs pays.

Le recours collectif, intenté devant la Cour supérieure de Montréal, allègue, entre autres, que les défendeurs savaient ou devaient savoir qu'ACTOS accroît matériellement le risque de cancer de la vessie et ont omis de divulguer ces risques en temps opportun et ont omis de rappeler le médicament.

Le demandeur représentatif proposé pour les utilisateurs d'ACTOS est Jimmy Whyte, un retraité âgé de 64 ans et résident de Kahnawake, au Québec. M. Whyte, auquel ACTOS a été prescrit pour le traitement du diabète de type 2 en novembre 2008, a été diagnostiqué comme ayant le cancer de la vessie en avril 2012. M. Whyte a dit : « Il aurait été essentiel de savoir que l'ACTOS accroîtrait mon risque d'être touché par le cancer de la vessie avant que je ne commence à le consommer. Je crois que le recours collectif est nécessaire pour décider si le fabricant du médicament devrait être déclaré responsable pour ne m'avoir pas divulgué une information d'une telle importance. »

Les allégations présentées dans la réclamation n'ont pas encore été prouvées devant les tribunaux. Le demandeur et les membres potentiels du groupe sont représentés par le cabinet d'avocats Rochon Genova LLP qui est situé à Toronto.